Après deux ans de domination dans les Caraïbes, la France vient de perdre 30% de ses effectifs, mais plus encore que la quantité, c'est certainement sa force de dissuasion qui a disparu avec le passage des Maréchaux sous pavillon pirate. Peut-elle réussir à retrouver son lustre d'antan ?
Les principaux responsables des confréries Françaises s'accordent à dire qu'il sera très difficile voire impossible de dominer les Caraïbes : " La France a montré il y a un mois dans l'accrochage Breton contre Ghost, sous San Juan, qu'elle n'avait pas pour le moment de force de frappe capable de défaire en pleine mer une des confréries ennemies (...) Il lui sera très difficile de constituer une force de frappe d'élite, nombreuse, bien organisée et dans tous les cas une hégémonie. " (Les corsaires Bretons) " Le Lys est en bien mauvaise posture (...) et n'a plus les moyens de ses ambitions. " (FDLC).
La situation est peu reluisante pour nos amis Français et apparemment deux visions diamétralement opposées s'affrontent au sein du CSL.
La première, défendue par une majorité de confréries, repose sur le maintien et la défense de ports français dans une zone limitée, facilement défendable : " La France peut se redresser, mais cela sera limité à quelques ports " (les corsaires Bretons), " Nous pouvons nous implanter solidement dans une zone, mais pas dans plusieurs. " (Les corsaires du Forez).
Tandis que la seconde, prônée uniquement par les FDLC repose en priorité sur la création d'une flotte permettant d'acquérir force et autonomie.
Devant cette situation critique et de désordre apparent, une confrérie serait-elle à même d'assurer un leadership ?
Les Frères de la Côtes, engagés sur une voix mystique, la voix du corsaire, s'éloignent de fait de ce positionnement. Ils apparaissent trop décalés de l'opinion majoritaire des autres confréries. Bien qu'il soit encore trop tôt pour le dire et à moins que les corsaires Bretons ou Preneurs de ports s'affirment rapidement il semblerait que l'on s'oriente vers une dynamique d'ensemble plutôt qu'un leadership.
Face aux ennemis Espagnols et Anglais, la solution aux problèmes français ne serait-elle pas dans une alliance avec les pirates et plus particulièrement avec les Maréchaux ?
Cette question ne se pose pas pour les FDLC qui refusent toute compromission dans une telle alliance : " S'allier avec une confrérie qui a si peu d'honneur est tout simplement inconcevable. "
Par contre, il n'en va pas de même pour les autres confréries Françaises. Elles sont toutes d'accord pour dire qu'elles ne rechercheraient pas le conflit avec les Maréchaux, bien au contraire : " Il est évident que lorsque on n'est pas ennemi, on peut être ami " (CMDF), " Nous sommes unis par le feu et le sang, cela ne peut s'oublier. " (Corsaires du Forez), " Nous ferons tout pour rester en contact " (les Corsaires Bretons), " Je n'aurais aucune honte à travailler main dans la main avec eux " (PDP).
A l'exception des Corsaires du forez, qui se refusent à toute collaboration avec les autres confréries pirates, nous noterons que les autres confréries françaises, n'y sont pas opposées.
La France va-t-elle réussir à se relever du départ des Maréchaux ?
Qui va profiter de sa faiblesse ?
Si les maréchaux s'en prennent aux possessions Françaises, quelle sera la réponse des Français ?
France-Pirate, le nouveau ticket gagnant ?
Les FDLC trouveront-ils la voix du corsaire ?
Nul doute que les réponses à ces questions animeront l'année 1608...